|
"Puisque le feuilleton est sur pause, (à moins que le nombre de pages prévu soit atteint, que ça soit la fin)
la lectrice fidèle écrit encore:
La MEMOIRE
LA CONCENTRATION qu’exige le roman (se rassembler), ce que ça fait à la tête et au corps de celui qui écrit
Quand il construit
En se servant de ce qu’il a emmagasiné
De la mémoire
Et du hasard
Et des échappées
De ce qui est sous contrôle et de ce qui ne l’est pas
Oui, c’est vrai, avec la littérature électronique, plus besoin de se rassembler
Juste faire des gammes
Et un bel exercice
Bien construit
Et la mémoire s’inscrit dans celle de l’ordinateur
Y puise aussi
C’est ce qui s’échappe de ce qui est posé au départ, de la contrainte,du mode choisi,
de la démonstration,de la preuve
qui est intéressant pour le lecteur
oui
quand ça dépasse le brillant exercice
alors, le lecteur continue à lire peut-être uniquement pour ça
pour voir s’il s’en dégage «autre chose»
si l’auteur (le concepteur démiurge)
laisse échapper un «morceau»
une faiblesse
si le système a des failles
des fissures
et cet auteur là n’est donc plus ECRIVAIN
mais CONCEPTEUR?
écrire devient un jeu
et concevoir un bel exercice? non?
mais, c’est vrai, notre rapport au temps a changé
et l’espace du roman aussi
et le médium choisi en est le reflet
il est en phase avec son temps..
enfin, peut-être que je dis des conneries…"
Note du copiste: j'avoue ne rien comprendre à cette note… On dirait qu'Oriane s'est trompée en écrivant cette page sur ses carnets. Le style n'est pas le sien, la signature ne renvoie à rien… A vous de voir.
Quoi qu'il en soit restent encore un millier de notes (en évaluant grossièrement) à recopier et je ne sais pas si je vais aller jusqu'au bout. Je commence à me lasser…
|